miércoles, 22 de febrero de 2012

Paul Verlaine y John Gray





CLAIR DE LUNE
Votre âme est un paysage choisi
Que vont charmant masques et bergamasques
Jouant du luth et dansant et quasi
Tristes sous leurs déguisements fantasques.

Tout en chantant sur le mode mineur
L'amour vainqueur et la vie opportune
Ils n'ont pas l'air de croire à leur bonheur
Et leur chanson se mêle au clair de lune,

Au calme clair de lune triste et beau,
Qui fait rêver les oiseaux dans les arbres
Et sangloter d'extase les jets d'eau,
Les grands jets d'eau sveltes parmi les marbres.


CLAIR DE LUNE

How like a well-kept garden is your soul,
With bergomask and solemn minuet!
Playing upon the lute! The dancers seem
 But sad, beneath their strange habiliments.
While, in the minor key, their songs extol
The victor Love, and life's sweet blandishments,
Their looks belie the burden of their lays,
The songs that mingle with the still moon-beams.
So strange, so beautiful, the pallid rays;
Making the birds among the branches dream,
And sob with ecstasy the slender jets,

The fountains tall that leap upon the lawns
Amid the garden gods, the marble fauns.



CLARO DE LUNA
Vuestra alma es un exquisito paisaje,
Que encantan máscaras y bergamascos,
Tocando el laúd y danzando casi
Tristes bajo sus fantásticos disfraces.

Siempre cantando en el tono menor
El amor triunfante y la vida oportuna
Parecen no creer en su felicidad,
Y sus canciones se unen al claro de la luna,

Al tranquilo claro de luna, triste y bello,
Que hace sonar los pájaros en los árboles
Y sollozar estáticos a los surtidores,
Los altos surtidores esbeltos entre los blancos mármoles.


GREEN
Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches
Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous.
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches
Et qu'à vos yeux si beaux l'humble présent soit doux.

J'arrive tout couvert encore de rosée
Que le vent du matin vient glacer à mon front.
Souffrez que ma fatigue à vos pieds reposée
Rêve des chers instants qui la délasseront.

Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête
Toute sonore encore de vos derniers baisers ;
Laissez-la s'apaiser de la bonne tempête,
Et que je dorme un peu puisque vous reposez.


GREEN
Leaves and branches, flowers and fruits are here;
And here my heart, which throbs alone for thee.
Ah! do not wound my heart with those two dear
White hands, but take the poor gift tenderly.

I come, all covered with the dews of night
The morning breeze has pearled upon my face.
Let my fatigue, at thy feet, in thy sight,
Dream through the moments of its sweet solace.

With thy late kisses ringing, let my head
Roll in blest indolence on thy young breast;
To lull the tempest thy caresses bred,
And soothe my senses with a little rest.


Versión castellana de Miguel Ángel Frontán.

lunes, 13 de febrero de 2012

Albert Thibaudet y Enrique Larreta





LA GLOIRE DE DON RAMIRE
Enrique Larretta : La Gloire de don Ramire.
(publié par le Mercure de France et traduit par Remy De Gourmont)

Pour nous faire lire La Gloire de don Ramire il nous suffisait du patronage de Remy de Gourmont, qui ne fut pas ici donné en vain. Le vrai titre du livre est le sous-titre : Une vie au temps de Philippe II. M. Larreta a voulu écrire un roman historique qui fût une œuvre de psychologie espagnole. Il s'est acquitté de ce labeur plus peut-être avec des dons d'intelligence qu'avec un tempérament de créateur original et naïf. Toute la littérature espagnole de cette époque nous donne d'ailleurs la même impression. Elle est un produit de culture.

Œuvre de mise au point fort habile, le roman d'aventures rappelle davantage Walter Scott que les vieux livres picaresques. Mais à cette forme d'art M. Larreta ne prend qu'un cadre. Le sujet réel c'est l'histoire d'un Espagnol qui nous est présenté, sans une ligne de commentaire ou de réflexion, par la simple suite de ses aventures, par sa seule réaction devant un tissu d'événements romanesques, et qui est donné non à la manière romantique, comme-un individu d'exception, mais comme un type de sa race. On reconnaît là la technique de la Chartreuse de Parme, et je crois que M. Larreta a eu, en écrivant son roman, présent à l'esprit le chef-d'œuvre de Stendhal. Je cite la Chartreuse parce que la psychologie de l'Espagnol me fait plus naturellement penser à celle de l'Italien, mais je pourrais aussi bien, peut-être mieux, alléguer Le Rouge et le Noir.

Donc, un cadre à la Walter Scott, un tableau à la Stendhal, mais un style bien différent, plein de nerf et de goût, ample, riche en belles images et en descriptions caressées, étoffé et pittoresque comme un manteau castillan. L'œuvre est d'une admirable tenue, et pourtant je crois que M. Larreta aurait pu approcher de plus près la perfection. Le cadre parfois mange le tableau, l'enfouit sous des dorures vulgaires et sans intérêt. Certaines aventures un peu naïves manquent leur effet et ne mettent en aucune lumière nouvelle le personnage de Ramire. Certain merveilleux ne se raccorde pas au ton et à l'esprit du livre. Et tous ces défauts ne commencent qu'à la seconde partie du volume, qui ne paraît pas avoir été conçu d'un jet. La composition, c'est l'oiseau rare dans la beauté d'un roman. M. Larreta a cédé, comme son héros, à trop de tentations pour en respecter jusqu'au bout les lois.

J'aime la vie, le relief de ses personnages de second plan ; je reste choqué par une Aïxa de fantaisie, encadrée dans un pittoresque de romance, qui détonne avec le net réalisme du livre. Il y avait là pourtant une occasion fort belle de faire vivre un personnage inspiré de la Bourret-el-Aïnjersane que Gobineau nous a fait entrevoir dans ses notes sur le babysme.

J'extrais cette belle page sur les épées de Tolède, amenée d'ailleurs — avec tout l'épisode — en un hors-d'œuvre un peu maladroit.

« Là, Ramire vit pour la première fois manipuler les épées rougies au feu, et contempla, avec un héroïque éblouissement, toutes ces lames d'acier qui allaient se lancer bientôt dans les contrées les plus diverses, frénétiques de sang et d'honneur.

« Les unes étaient couchées sur les enclumes où elles recevaient le châtiment des marteaux ; d'autres lançaient un cri  vivant, animal, quand on les plongeait soudain dans l'eau des cuves ; celles qui étaient déjà prêtes, on les oignait de suif, comme le patient que l'on frotte de graisse après la torture, ou bien on les portait à l'atelier pour y souffrir les incrustations de la damasquinure.

« De toute cette fauve saleté de charbon et de fer surgissaient sans cesse des choses splendides : casques d'un bleu irisé incrusté d'or pourpre, rondaches de tournoi, où l'amour faisait inscrire une devise trop indélébile, dagues de forme sarrasine qui portaient sur la lame un nom chrétien de pure race, estocs de gala pour le roi, épées d'usage commandées avec impatience par des capitaines des Flandres,

« On entendait sans cesse le halètement des soufflets et le cliquetis des enclumes. Par moments un homme quasi nu sous son tablier roussi, ouvrant la porte d'un four qui reflétait sur son corps suant des lueurs d'enfer, lançait la poignée de sable, ou saisissait avec des tenailles quelque morceau d'armure qui ressemblait à l'écorce d'un fruit rouge et fantastique. »

M. Larreta aussi a, dans son roman, trempé plutôt une belle série d'épées que forgé, de pied en cap, une armure complète et unique.

ALBERT THIBAUDET (La Phalange. Paris, 20 août 1910.)






LA GLORIA DE DON RAMIRO

Para hacernos leer La Gloria de Don Ramiro nos bastaba el patronazgo de Remy de Gourmont, que, en este caso, no fue otorgado en vano. El verdadero título del libro es el subtítulo: Una vida en tiempos de Felipe II. Enrique Larreta ha querido escribir una novela histórica que fuese una obra de psicología española. Cumplió con esa tarea usando más sus dones de inteligencia, quizás, que el temperamento de un creador original y espontáneo. Toda la literatura española de esta época nos produce, por otra parte, la misma impresión. Es un producto de cultura.

La novela de aventuras, obra de muy hábil ejecución, hace pensar más en Walter Scott que en los viejos libros picarescos. Pero de esa forma de arte Enrique Larreta sólo toma el marco. El tema real es la historia de un español que nos es presentado sin una sola línea de comentario ni de reflexión, mediante el simple concatenamiento de sus aventuras, únicamente mediante su reacción ante una trama de acontecimientos novelescos, y que se nos muestra, no a la manera romántica, como un individuo de excepción, sino como un tipo de su raza. En esto reconocemos la técnica de La Cartuja de Parma, y yo creo que Enrique Larreta tuvo en la mente, mientras escribía su novela, la obra maestra de Stendhal. Cito La Cartuja porque la psicología del español me hace pensar más naturalmente en la del italiano, pero igualmente podría, y quizás fuese más adecuado, traer a colación El Rojo y el Negro.

Así, pues, un marco a lo Walter Scott, un cuadro a lo Stendhal, pero un estilo muy diferente, lleno de brío y de sabor, amplio, repleto de bellas imágenes y descripciones muy cuidadas, rico y pintoresco como un mantón castellano. La obra tiene un porte admirable, pero creo, sin embargo, que Enrique Larreta podría haberse acercado mucho más a la perfección. A veces el marco devora el cuadro, lo entierra bajo dorados vulgares y carentes de interés. Ciertas aventuras un poco ingenuas no logran surtir efecto, y no arrojan ninguna nueva luz sobre el personaje de Ramiro. Cierto uso de lo maravilloso no es acorde con el tono y el espíritu del libro. Y todos estos defectos sólo empiezan en la segunda parte del libro, que no parece haber sido concebido de un tirón. La composición es la rara avis en la belleza de una novela. Enrique Larreta, como su protagonista, ha cedido a demasiadas tentaciones como para respetar puntillosamente sus leyes.

Me gustan la vida, el relieve de sus personajes secundarios, pero me molesta esa Aixa de fantasía, enmarcada por un pintoresquismo de romanza que desentona con el preciso realismo del libro. Sin embargo había allí una bellísima ocasión de dar vida a un personaje inspirado en la Bourret-el-Aïnjersane que Gobineau nos ha dejado entrever en sus notas sobre el babismo.

Tomo de la obra esta hermosa página sobre las espadas de Toledo, que, por otra parte, como todo el episodio, es un añadido un poco torpe.

«Allí vio Ramiro, por primera vez, manipular las espadas ígneas, y contempló con heroico deslumbramiento tantos aceros que iban a lanzarse en seguida hacia las más diversas comarcas, frenéticos de sangre y de honra.

»Unos eran acostados sobre los yunques para recibir el castigo de los martillos; otros lanzaban un grito viviente, animal, al ser hundidos de pronto en el agua de las tinajas; a éstos, ya listos, les bañaban de sebo, como al hombre que le engrasan después de la tortura, o les llevaban al vecino taller para sufrir las incrustaciones de la ataujía.

»De toda aquella fosca suciedumbre de cisco y de hierro surgían sin cesar cosas espléndidas: cascos de irisado pavón incrustados de oro purpúreo, rodelas de justa donde el amor mandaba inscribir un mote demasiado indeleble, dagas de forma sarracena que llevaban en la hoja un limpio nombre cristiano, estoques de gala para el Rey, espadas de provecho encargadas con impaciencia por capitanes de Flandes.

»Oíase el jadear de los fuelles y el repique de las bigornias. Por momentos un hombre casi desnudo bajo el chamuscado mandil, abriendo el portillo de un horno, que reflejaba en sus carnes sudorosas resplandores de infierno, arrojaba el puñado de arena o asía con las tenazas algún trozo de armadura, que semejaba la corteza de algún fruto rojo y fantástico.»

Lo que ha hecho Enrique Larreta en su novela es templar también una hermosa serie de espadas más que forjar, de la cabeza a los pies, una armadura completa y única.

Traducción de Carlos Cámara y Miguel Ángel Frontán.


martes, 7 de febrero de 2012

Charles Dickens: El cuento del viajante


Sin los libros de Dickens la literatura (la vida) sería más gris, más triste, más injusta. Pierre Gripari dijo que Dickens es "infinitamente más que un novelista genial: es un amigo, un hermano". Se le reprochó el carácter caricaturesco de sus personajes, el uso y abuso de  coincidencias inverosímiles, sentimentalismo. Wilde dijo una vez, refiriéndose a Tienda de antigüedades, que "hay que tener un corazón de piedra para leer la muerte de la pequeña Nell sin reir a carcajadas". Pero toda Inglaterra lloró con la muerte de la pequeña Nell y, caricaturescos o no, ¿cómo olvidar, una vez que los hemos conocido, a Uriah Heep, a Pip, a Miss Havisham, a Sam Weller, a Quilp? ¿Fue Wells o Chesterton quien dijo que las ficciones de Dickens son democracias en que todo personaje, hasta el más insignificante, tiene derecho a la existencia? Poco importa. Habría que agregar que Dickens extiende esa generosidad, esa felicidad, al propio lector. Hemos tomado El cuento del viajante de Los Papeles Póstumos del Club Pickwick.


THE BAGMAN'S STORY

 'One winter's evening, about five o'clock, just as it began to grow dusk, a man in a gig might have been seen urging his tired horse along the road which leads across Marlborough Downs, in the direction of Bristol. I say he might have been seen, and I have no doubt he would have been, if anybody but a blind man had happened to pass that way; but the weather was so bad, and the night so cold and wet, that nothing was out but the water, and so the traveller jogged along in the middle of the road, lonesome and dreary enough. If any bagman of that day could have caught sight of the little neck-or-nothing sort of gig, with a clay-coloured body and red wheels, and the vixenish, ill tempered, fast-going bay mare, that looked like a cross between a butcher's horse and a twopenny post-office pony, he would have known at once, that this traveller could have been no other than Tom Smart, of the great house of Bilson and Slum, Cateaton Street, City. However, as there was no bagman to look on, nobody knew anything at all about the matter; and so Tom Smart and his clay-coloured gig with the red wheels, and the vixenish mare with the fast pace, went on together, keeping the secret among them, and nobody was a bit the wiser.



 'There are many pleasanter places even in this dreary world, than Marlborough Downs when it blows hard; and if you throw in beside, a gloomy winter's evening, a miry and sloppy road, and a pelting fall of heavy rain, and try the effect, by way of experiment, in your own proper person, you will experience the full force of this observation.



 'The wind blew—not up the road or down it, though that's bad enough, but sheer across it, sending the rain slanting down like the lines they used to rule in the copy-books at school, to make the boys slope well. For a moment it would die away, and the traveller would begin to delude himself into the belief that, exhausted with its previous fury, it had quietly laid itself down to rest, when, whoo! he could hear it growling and whistling in the distance, and on it would come rushing over the hill-tops, and sweeping along the plain, gathering sound and strength as it drew nearer, until it dashed with a heavy gust against horse and man, driving the sharp rain into their ears, and its cold damp breath into their very bones; and past them it would scour, far, far away, with a stunning roar, as if in ridicule of their weakness, and triumphant in the consciousness of its own strength and power.



 'The bay mare splashed away, through the mud and water, with drooping ears; now and then tossing her head as if to express her disgust at this very ungentlemanly behaviour of the elements, but keeping a good pace notwithstanding, until a gust of wind, more furious than any that had yet assailed them, caused her to stop suddenly and plant her four feet firmly against the ground, to prevent her being blown over. It's a special mercy that she did this, for if she HAD been blown over, the vixenish mare was so light, and the gig was so light, and Tom Smart such a light weight into the bargain, that they must infallibly have all gone rolling over and over together, until they reached the confines of earth, or until the wind fell; and in either case the probability is, that neither the vixenish mare, nor the clay-coloured gig with the red wheels, nor Tom Smart, would ever have been fit for service again.



 '"Well, damn my straps and whiskers," says Tom Smart (Tom sometimes had an unpleasant knack of swearing)—"damn my straps and whiskers," says Tom, "if this ain't pleasant, blow me!"



 'You'll very likely ask me why, as Tom Smart had been pretty well blown already, he expressed this wish to be submitted to the same process again. I can't say—all I know is, that Tom Smart said so—or at least he always told my uncle he said so, and it's just the same thing.



 "'Blow me," says Tom Smart; and the mare neighed as if she were precisely of the same opinion.



 "'Cheer up, old girl," said Tom, patting the bay mare on the neck with the end of his whip. "It won't do pushing on, such a night as this; the first house we come to we'll put up at, so the faster you go the sooner it's over. Soho, old girl—gently—gently."



 'Whether the vixenish mare was sufficiently well acquainted with the tones of Tom's voice to comprehend his meaning, or whether she found it colder standing still than moving on, of course I can't say. But I can say that Tom had no sooner finished speaking, than she pricked up her ears, and started forward at a speed which made the clay-coloured gig rattle until you would have supposed every one of the red spokes were going to fly out on the turf of Marlborough Downs; and even Tom, whip as he was, couldn't stop or check her pace, until she drew up of her own accord, before a roadside inn on the right-hand side of the way, about half a quarter of a mile from the end of the Downs. 'Tom cast a hasty glance at the upper part of the house as he threw the reins to the hostler, and stuck the whip in the box. It was a strange old place, built of a kind of shingle, inlaid, as it were, with cross-beams, with gabled-topped windows projecting completely over the pathway, and a low door with a dark porch, and a couple of steep steps leading down into the house, instead of the modern fashion of half a dozen shallow ones leading up to it. It was a comfortable-looking place though, for there was a strong, cheerful light in the bar window, which shed a bright ray across the road, and even lighted up the hedge on the other side; and there was a red flickering light in the opposite window, one moment but faintly discernible, and the next gleaming strongly through the drawn curtains, which intimated that a rousing fire was blazing within. Marking these little evidences with the eye of an experienced traveller, Tom dismounted with as much agility as his half-frozen limbs would permit, and entered the house.



 'In less than five minutes' time, Tom was ensconced in the room opposite the bar—the very room where he had imagined the fire blazing—before a substantial, matter-of-fact, roaring fire, composed of something short of a bushel of coals, and wood enough to make half a dozen decent gooseberry bushes, piled half-way up the chimney, and roaring and crackling with a sound that of itself would have warmed the heart of any reasonable man. This was comfortable, but this was not all; for a smartly-dressed girl, with a bright eye and a neat ankle, was laying a very clean white cloth on the table; and as Tom sat with his slippered feet on the fender, and his back to the open door, he saw a charming prospect of the bar reflected in the glass over the chimney-piece, with delightful rows of green bottles and gold labels, together with jars of pickles and preserves, and cheeses and boiled hams, and rounds of beef, arranged on shelves in the most tempting and delicious array. Well, this was comfortable too; but even this was not all—for in the bar, seated at tea at the nicest possible little table, drawn close up before the brightest possible little fire, was a buxom widow of somewhere about eight-and-forty or thereabouts, with a face as comfortable as the bar, who was evidently the landlady of the house, and the supreme ruler over all these agreeable possessions. There was only one drawback to the beauty of the whole picture, and that was a tall man—a very tall man—in a brown coat and bright basket buttons, and black whiskers and wavy black hair, who was seated at tea with the widow, and who it required no great penetration to discover was in a fair way of persuading her to be a widow no longer, but to confer upon him the privilege of sitting down in that bar, for and during the whole remainder of the term of his natural life.



 'Tom Smart was by no means of an irritable or envious disposition, but somehow or other the tall man with the brown coat and the bright basket buttons did rouse what little gall he had in his composition, and did make him feel extremely indignant, the more especially as he could now and then observe, from his seat before the glass, certain little affectionate familiarities passing between the tall man and the widow, which sufficiently denoted that the tall man was as high in favour as he was in size. Tom was fond of hot punch—I may venture to say he was VERY fond of hot punch—and after he had seen the vixenish mare well fed and well littered down, and had eaten every bit of the nice little hot dinner which the widow tossed up for him with her own hands, he just ordered a tumbler of it by way of experiment. Now, if there was one thing in the whole range of domestic art, which the widow could manufacture better than another, it was this identical article; and the first tumbler was adapted to Tom Smart's taste with such peculiar nicety, that he ordered a second with the least possible delay. Hot punch is a pleasant thing, gentlemen—an extremely pleasant thing under any circumstances—but in that snug old parlour, before the roaring fire, with the wind blowing outside till every timber in the old house creaked again, Tom Smart found it perfectly delightful. He ordered another tumbler, and then another—I am not quite certain whether he didn't order another after that—but the more he drank of the hot punch, the more he thought of the tall man.



 '"Confound his impudence!" said Tom to himself, "what business has he in that snug bar? Such an ugly villain too!" said Tom. "If the widow had any taste, she might surely pick up some better fellow than that." Here Tom's eye wandered from the glass on the chimney-piece to the glass on the table; and as he felt himself becoming gradually sentimental, he emptied the fourth tumbler of punch and ordered a fifth.



 'Tom Smart, gentlemen, had always been very much attached to the public line. It had been long his ambition to stand in a bar of his own, in a green coat, knee-cords, and tops. He had a great notion of taking the chair at convivial dinners, and he had often thought how well he could preside in a room of his own in the talking way, and what a capital example he could set to his customers in the drinking department. All these things passed rapidly through Tom's mind as he sat drinking the hot punch by the roaring fire, and he felt very justly and properly indignant that the tall man should be in a fair way of keeping such an excellent house, while he, Tom Smart, was as far off from it as ever. So, after deliberating over the two last tumblers, whether he hadn't a perfect right to pick a quarrel with the tall man for having contrived to get into the good graces of the buxom widow, Tom Smart at last arrived at the satisfactory conclusion that he was a very ill-used and persecuted individual, and had better go to bed.



 'Up a wide and ancient staircase the smart girl preceded Tom, shading the chamber candle with her hand, to protect it from the currents of air which in such a rambling old place might have found plenty of room to disport themselves in, without blowing the candle out, but which did blow it out nevertheless—thus affording Tom's enemies an opportunity of asserting that it was he, and not the wind, who extinguished the candle, and that while he pretended to be blowing it alight again, he was in fact kissing the girl. Be this as it may, another light was obtained, and Tom was conducted through a maze of rooms, and a labyrinth of passages, to the apartment which had been prepared for his reception, where the girl bade him good-night and left him alone.



 'It was a good large room with big closets, and a bed which might have served for a whole boarding-school, to say nothing of a couple of oaken presses that would have held the baggage of a small army; but what struck Tom's fancy most was a strange, grim-looking, high backed chair, carved in the most fantastic manner, with a flowered damask cushion, and the round knobs at the bottom of the legs carefully tied up in red cloth, as if it had got the gout in its toes. Of any other queer chair, Tom would only have thought it was a queer chair, and there would have been an end of the matter; but there was something about this particular chair, and yet he couldn't tell what it was, so odd and so unlike any other piece of furniture he had ever seen, that it seemed to fascinate him. He sat down before the fire, and stared at the old chair for half an hour.—Damn the chair, it was such a strange old thing, he couldn't take his eyes off it.



 '"Well," said Tom, slowly undressing himself, and staring at the old chair all the while, which stood with a mysterious aspect by the bedside, "I never saw such a rum concern as that in my days. Very odd," said Tom, who had got rather sage with the hot punch—"very odd." Tom shook his head with an air of profound wisdom, and looked at the chair again. He couldn't make anything of it though, so he got into bed, covered himself up warm, and fell asleep.



 'In about half an hour, Tom woke up with a start, from a confused dream of tall men and tumblers of punch; and the first object that presented itself to his waking imagination was the queer chair.



 '"I won't look at it any more," said Tom to himself, and he squeezed his eyelids together, and tried to persuade himself he was going to sleep again. No use; nothing but queer chairs danced before his eyes, kicking up their legs, jumping over each other's backs, and playing all kinds of antics.



 "'I may as well see one real chair, as two or three complete sets of false ones," said Tom, bringing out his head from under the bedclothes. There it was, plainly discernible by the light of the fire, looking as provoking as ever.



 'Tom gazed at the chair; and, suddenly as he looked at it, a most extraordinary change seemed to come over it. The carving of the back gradually assumed the lineaments and expression of an old, shrivelled human face; the damask cushion became an antique, flapped waistcoat; the round knobs grew into a couple of feet, encased in red cloth slippers; and the whole chair looked like a very ugly old man, of the previous century, with his arms akimbo. Tom sat up in bed, and rubbed his eyes to dispel the illusion. No. The chair was an ugly old gentleman; and what was more, he was winking at Tom Smart.



 'Tom was naturally a headlong, careless sort of dog, and he had had five tumblers of hot punch into the bargain; so, although he was a little startled at first, he began to grow rather indignant when he saw the old gentleman winking and leering at him with such an impudent air. At length he resolved that he wouldn't stand it; and as the old face still kept winking away as fast as ever, Tom said, in a very angry tone—



 '"What the devil are you winking at me for?"



 '"Because I like it, Tom Smart," said the chair; or the old gentleman, whichever you like to call him. He stopped winking though, when Tom spoke, and began grinning like a superannuated monkey.



 '"How do you know my name, old nut-cracker face?" inquired Tom Smart, rather staggered; though he pretended to carry it off so well.



 '"Come, come, Tom," said the old gentleman, "that's not the way to address solid Spanish mahogany. Damme, you couldn't treat me with less respect if I was veneered." When the old gentleman said this, he looked so fierce that Tom began to grow frightened.



 '"I didn't mean to treat you with any disrespect, Sir," said Tom, in a much humbler tone than he had spoken in at first.



 '"Well, well," said the old fellow, "perhaps not—perhaps not. Tom—"



 '"Sir—"



 '"I know everything about you, Tom; everything. You're very poor, Tom."



 '"I certainly am," said Tom Smart. "But how came you to know that?"



 '"Never mind that," said the old gentleman; "you're much too fond of punch, Tom."



 'Tom Smart was just on the point of protesting that he hadn't tasted a drop since his last birthday, but when his eye encountered that of the old gentleman he looked so knowing that Tom blushed, and was silent.



 '"Tom," said the old gentleman, "the widow's a fine woman—remarkably fine woman—eh, Tom?" Here the old fellow screwed up his eyes, cocked up one of his wasted little legs, and looked altogether so unpleasantly amorous, that Tom was quite disgusted with the levity of his behaviour—at his time of life, too! '"I am her guardian, Tom," said the old gentleman.



 '"Are you?" inquired Tom Smart.



 '"I knew her mother, Tom," said the old fellow: "and her grandmother. She was very fond of me—made me this waistcoat, Tom."



 '"Did she?" said Tom Smart.



 '"And these shoes," said the old fellow, lifting up one of the red cloth mufflers; "but don't mention it, Tom. I shouldn't like to have it known that she was so much attached to me. It might occasion some unpleasantness in the family." When the old rascal said this, he looked so extremely impertinent, that, as Tom Smart afterwards declared, he could have sat upon him without remorse.



 '"I have been a great favourite among the women in my time, Tom," said the profligate old debauchee; "hundreds of fine women have sat in my lap for hours together. What do you think of that, you dog, eh!" The old gentleman was proceeding to recount some other exploits of his youth, when he was seized with such a violent fit of creaking that he was unable to proceed.



 '"Just serves you right, old boy," thought Tom Smart; but he didn't say anything.



 '"Ah!" said the old fellow, "I am a good deal troubled with this now. I am getting old, Tom, and have lost nearly all my rails. I have had an operation performed, too—a small piece let into my back—and I found it a severe trial, Tom."



 '"I dare say you did, Sir," said Tom Smart.



 '"However," said the old gentleman, "that's not the point. Tom! I want you to marry the widow."



 '"Me, Sir!" said Tom.



 '"You," said the old gentleman.



 '"Bless your reverend locks," said Tom (he had a few scattered horse-hairs left)—"bless your reverend locks, she wouldn't have me." And Tom sighed involuntarily, as he thought of the bar.



 '"Wouldn't she?" said the old gentleman firmly.



 '"No, no," said Tom; "there's somebody else in the wind. A tall man—a confoundedly tall man—with black whiskers."



 '"Tom," said the old gentleman; "she will never have him."



 '"Won't she?" said Tom. "If you stood in the bar, old gentleman, you'd tell another story." '"Pooh, pooh," said the old gentleman. "I know all about that."



 '"About what?" said Tom.



 '"The kissing behind the door, and all that sort of thing, Tom," said the old gentleman. And here he gave another impudent look, which made Tom very wroth, because as you all know, gentlemen, to hear an old fellow, who ought to know better, talking about these things, is very unpleasant—nothing more so.



 '"I know all about that, Tom," said the old gentleman. "I have seen it done very often in my time, Tom, between more people than I should like to mention to you; but it never came to anything after all."



 '"You must have seen some queer things," said Tom, with an inquisitive look.



 '"You may say that, Tom," replied the old fellow, with a very complicated wink. "I am the last of my family, Tom," said the old gentleman, with a melancholy sigh.



 '"Was it a large one?" inquired Tom Smart.



 '"There were twelve of us, Tom," said the old gentleman; "fine, straight-backed, handsome fellows as you'd wish to see. None of your modern abortions—all with arms, and with a degree of polish, though I say it that should not, which it would have done your heart good to behold."



 '"And what's become of the others, Sir?" asked Tom Smart—



 'The old gentleman applied his elbow to his eye as he replied, "Gone, Tom, gone. We had hard service, Tom, and they hadn't all my constitution. They got rheumatic about the legs and arms, and went into kitchens and other hospitals; and one of 'em, with long service and hard usage, positively lost his senses—he got so crazy that he was obliged to be burnt. Shocking thing that, Tom."



 '"Dreadful!" said Tom Smart.



 'The old fellow paused for a few minutes, apparently struggling with his feelings of emotion, and then said—



 '"However, Tom, I am wandering from the point. This tall man, Tom, is a rascally adventurer. The moment he married the widow, he would sell off all the furniture, and run away. What would be the consequence? She would be deserted and reduced to ruin, and I should catch my death of cold in some broker's shop."



 '"Yes, but—"



 '"Don't interrupt me," said the old gentleman. "Of you, Tom, I entertain a very different opinion; for I well know that if you once settled yourself in a public-house, you would never leave it, as long as there was anything to drink within its walls."



 '"I am very much obliged to you for your good opinion, Sir," said Tom Smart.



 '"Therefore," resumed the old gentleman, in a dictatorial tone, "you shall have her, and he shall not."



 '"What is to prevent it?" said Tom Smart eagerly.



 '"This disclosure," replied the old gentleman; "he is already married."



 '"How can I prove it?" said Tom, starting half out of bed.



 'The old gentleman untucked his arm from his side, and having pointed to one of the oaken presses, immediately replaced it, in its old position.



 '"He little thinks," said the old gentleman, "that in the right-hand pocket of a pair of trousers in that press, he has left a letter, entreating him to return to his disconsolate wife, with six—mark me, Tom—six babes, and all of them small ones."



 'As the old gentleman solemnly uttered these words, his features grew less and less distinct, and his figure more shadowy. A film came over Tom Smart's eyes. The old man seemed gradually blending into the chair, the damask waistcoat to resolve into a cushion, the red slippers to shrink into little red cloth bags. The light faded gently away, and Tom Smart fell back on his pillow, and dropped asleep.



 'Morning aroused Tom from the lethargic slumber, into which he had fallen on the disappearance of the old man. He sat up in bed, and for some minutes vainly endeavoured to recall the events of the preceding night. Suddenly they rushed upon him. He looked at the chair; it was a fantastic and grim-looking piece of furniture, certainly, but it must have been a remarkably ingenious and lively imagination, that could have discovered any resemblance between it and an old man.



 '"How are you, old boy?" said Tom. He was bolder in the daylight—most men are.



 'The chair remained motionless, and spoke not a word.



 '"Miserable morning," said Tom. No. The chair would not be drawn into conversation.



 '"Which press did you point to?—you can tell me that," said Tom. Devil a word, gentlemen, the chair would say.



 '"It's not much trouble to open it, anyhow," said Tom, getting out of bed very deliberately. He walked up to one of the presses. The key was in the lock; he turned it, and opened the door. There was a pair of trousers there. He put his hand into the pocket, and drew forth the identical letter the old gentleman had described!



 '"Queer sort of thing, this," said Tom Smart, looking first at the chair and then at the press, and then at the letter, and then at the chair again. "Very queer," said Tom. But, as there was nothing in either, to lessen the queerness, he thought he might as well dress himself, and settle the tall man's business at once—just to put him out of his misery.



 'Tom surveyed the rooms he passed through, on his way downstairs, with the scrutinising eye of a landlord; thinking it not impossible, that before long, they and their contents would be his property. The tall man was standing in the snug little bar, with his hands behind him, quite at home. He grinned vacantly at Tom. A casual observer might have supposed he did it, only to show his white teeth; but Tom Smart thought that a consciousness of triumph was passing through the place where the tall man's mind would have been, if he had had any. Tom laughed in his face; and summoned the landlady.



 '"Good-morning ma'am," said Tom Smart, closing the door of the little parlour as the widow entered.



 '"Good-morning, Sir," said the widow. "What will you take for breakfast, sir?"



 'Tom was thinking how he should open the case, so he made no answer.



 '"There's a very nice ham," said the widow, "and a beautiful cold larded fowl. Shall I send 'em in, Sir?"



 'These words roused Tom from his reflections. His admiration of the widow increased as she spoke. Thoughtful creature! Comfortable provider!



 '"Who is that gentleman in the bar, ma'am?" inquired Tom.



 '"His name is Jinkins, Sir," said the widow, slightly blushing.



 '"He's a tall man," said Tom.



 '"He is a very fine man, Sir," replied the widow, "and a very nice gentleman."



 '"Ah!" said Tom.



 '"Is there anything more you want, Sir?" inquired the widow, rather puzzled by Tom's manner. '"Why, yes," said Tom. "My dear ma'am, will you have the kindness to sit down for one moment?"



 'The widow looked much amazed, but she sat down, and Tom sat down too, close beside her. I don't know how it happened, gentlemen—indeed my uncle used to tell me that Tom Smart said he didn't know how it happened either—but somehow or other the palm of Tom's hand fell upon the back of the widow's hand, and remained there while he spoke.



 '"My dear ma'am," said Tom Smart—he had always a great notion of committing the amiable—"my dear ma'am, you deserve a very excellent husband—you do indeed."



 '"Lor, Sir!" said the widow—as well she might; Tom's mode of commencing the conversation being rather unusual, not to say startling; the fact of his never having set eyes upon her before the previous night being taken into consideration. "Lor, Sir!"



 '"I scorn to flatter, my dear ma'am," said Tom Smart. "You deserve a very admirable husband, and whoever he is, he'll be a very lucky man." As Tom said this, his eye involuntarily wandered from the widow's face to the comfort around him.



 'The widow looked more puzzled than ever, and made an effort to rise. Tom gently pressed her hand, as if to detain her, and she kept her seat. Widows, gentlemen, are not usually timorous, as my uncle used to say.



 '"I am sure I am very much obliged to you, Sir, for your good opinion," said the buxom landlady, half laughing; "and if ever I marry again—"



 '"IF," said Tom Smart, looking very shrewdly out of the right-hand corner of his left eye. "IF—" "Well," said the widow, laughing outright this time, "WHEN I do, I hope I shall have as good a husband as you describe."



 '"Jinkins, to wit," said Tom.



 '"Lor, sir!" exclaimed the widow.



 '"Oh, don't tell me," said Tom, "I know him."



 '"I am sure nobody who knows him, knows anything bad of him," said the widow, bridling up at the mysterious air with which Tom had spoken.



 '"Hem!" said Tom Smart.



 'The widow began to think it was high time to cry, so she took out her handkerchief, and inquired whether Tom wished to insult her, whether he thought it like a gentleman to take away the character of another gentleman behind his back, why, if he had got anything to say, he didn't say it to the man, like a man, instead of terrifying a poor weak woman in that way; and so forth.



 '"I'll say it to him fast enough," said Tom, "only I want you to hear it first."



 '"What is it?" inquired the widow, looking intently in Tom's countenance.



 '"I'll astonish you," said Tom, putting his hand in his pocket.



 '"If it is, that he wants money," said the widow, "I know that already, and you needn't trouble yourself." '"Pooh, nonsense, that's nothing," said Tom Smart, "I want money. 'Tain't that."



 '"Oh, dear, what can it be?" exclaimed the poor widow.



 '"Don't be frightened," said Tom Smart. He slowly drew forth the letter, and unfolded it. "You won't scream?" said Tom doubtfully.



 '"No, no," replied the widow; "let me see it."



 '"You won't go fainting away, or any of that nonsense?" said Tom.



 '"No, no," returned the widow hastily.



 '"And don't run out, and blow him up," said Tom; "because I'll do all that for you. You had better not exert yourself."



 '"Well, well," said the widow, "let me see it."



 '"I will," replied Tom Smart; and, with these words, he placed the letter in the widow's hand.



 'Gentlemen, I have heard my uncle say, that Tom Smart said the widow's lamentations when she heard the disclosure would have pierced a heart of stone. Tom was certainly very tender-hearted, but they pierced his, to the very core. The widow rocked herself to and fro, and wrung her hands.



 '"Oh, the deception and villainy of the man!" said the widow.



 '"Frightful, my dear ma'am; but compose yourself," said Tom Smart.



 '"Oh, I can't compose myself," shrieked the widow. "I shall never find anyone else I can love so much!"



 '"Oh, yes you will, my dear soul," said Tom Smart, letting fall a shower of the largest-sized tears, in pity for the widow's misfortunes. Tom Smart, in the energy of his compassion, had put his arm round the widow's waist; and the widow, in a passion of grief, had clasped Tom's hand. She looked up in Tom's face, and smiled through her tears. Tom looked down in hers, and smiled through his.



 'I never could find out, gentlemen, whether Tom did or did not kiss the widow at that particular moment. He used to tell my uncle he didn't, but I have my doubts about it. Between ourselves, gentlemen, I rather think he did.



 'At all events, Tom kicked the very tall man out at the front door half an hour later, and married the widow a month after. And he used to drive about the country, with the clay-coloured gig with the red wheels, and the vixenish mare with the fast pace, till he gave up business many years afterwards, and went to France with his wife; and then the old house was pulled down.'



 ‘…what became of the chair?'



 ‘…it was observed to creak very much on the day of the wedding; but Tom Smart couldn't say for certain whether it was with pleasure or bodily infirmity. He rather thought it was the latter, though, for it never spoke afterwards.'









EL CUENTO DEL VIAJANTE

Una tarde de invierno, a eso de las cinco, justo cuando estaba oscureciendo, se hubiera podido ver a un hombre que, en una calesa, fustigaba a su caballo en el camino que cruza las colinas Malborough, en dirección a Bristol. Digo que se hubiera podido ver, y no dudo de que hubiera sido visto, si cualquiera que no fuese ciego hubiera pasado por allí; pero hacía tan mal tiempo, y la noche era tan fría y húmeda, que no había nadie fuera sino el agua, de modo que el viajero avanzaba dificultosamente en medio del camino, solo y abatido. Si un viajante de comercio de esos días hubiera visto esa pequeña calesa de aspecto denodado, con su chasis de color arcilla y sus ruedas rojas, y la yegua baya y rápida y de endiablado carácter que tiraba de ella, semejante a una cruza de caballo de carnicero y de un poni de correo de dos peniques, hubiera comprendido en seguida que este viajero no podía ser otro que Tom Smart, de la gran casa Bilson y Slum, de la calle Cateaton, en el centro de Londres. Sin embargo, como no había en los alrededores viajante alguno, nadie pudo saber nada del asunto; así que Tom Smart y su calesa de color arcilla con ruedas rojas, y la endiablada yegua de rápido paso, siguieron avanzando juntos, guardándose el secreto: y nadie se enteró de nada.

Hay muchos lugares más agradables, incluso en este triste mundo, que las colinas Malbourough cuando el viento sopla fuerte; y si ustedes le agregan a eso una sombría tarde de invierno, una ruta lodosa, y una lluvia torrencial, y prueban el efecto en carne propia, comprenderán toda la fuerza de esta observación.

El viento soplaba, no a lo largo del camino, lo que ya sería bastante malo, sino directamente a través, enviando la lluvia de manera oblicua como las líneas que en otros tiempos había en los cuadernos de la escuela para que los niños aprendiesen a darle la correcta inclinación a las letras. Por momentos amainaba, y el viajero podía hacerse la ilusión de que, exhausto de su furia precedente, se había puesto a descansar, y entonces, ¡paf!, de golpe lo oía gruñir y silbar a lo lejos, y allí se venía, volando por encima de las colinas, y barriendo la llanura, aumentando en ruido y en intensidad a medida que se acercaba, hasta que se precipitaba con una violenta ráfaga sobre el hombre y su caballo, metiéndoles en los oídos la lluvia penetrante y calándoles los huesos con su aliento frío y húmedo; y llevaba sus estragos más allá de ellos, lejos, muy lejos, con un rugido impresionante, como para poner en ridículo su debilidad, triunfante en la consciencia de su propia fuerza y poder.

La yegua baya avanzaba chapoteando, a través del lodo y del agua, con las orejas gachas; sacudiendo de cuando en cuando la cabeza como para expresar su indignación ante el comportamiento tan poco caballeroso de los elementos, aunque sin por eso dejar de mantener un buen paso, hasta que una ráfaga de viento, más furiosa que  todas  las  que  se habían precipitado sobre ellos, la obligó a detenerse de repente con las cuatro patas clavadas firmemente en el suelo, para evitar que el viento la derribase. Menos mal que hizo esto, porque si el viento la hubiera tumbado, como la endiablada yegua era tan ligera, y la calesa era tan liviana, y Tom Smart, por añadidura, pesaba tan poco, se hubieran ido infaliblemente rodando todos juntos, hasta alcanzar los confines de la tierra, o hasta que el viento amainase; y en uno u otro caso lo más probable es que ni la endiablada yegua, ni la calesa de color arcilla con ruedas rojas, ni Tom Smart hubieran vuelto a servir para nada.

—¡Bueno, maldito sea al día en que nací! —dijo Tom Smart (Tom tenía a veces una desagradable tendencia a jurar)—. ¡Maldito sea el día en que nací! —dijo Tom—, si ésta no es una noche de perros, ¡que me trague la tierra!

Probablemente ustedes me preguntarán por qué, dado que a Tom Smart ya casi se lo había tragado la tierra, expresaba el deseo de volver a pasar por el mismo trance. No lo puedo decir… todo lo que sé es que Tom Smart dijo eso… o, por lo menos, siempre le dijo a mi tío que dijo eso, lo que viene a ser lo mismo.

—¡Que me trague la tierra! —dijo Tom Smart; y la yegua relinchó como si fuese de la misma opinión.

—Ánimo, muchacha —dijo Tom, dándole a la yegua unos golpecitos en el cuello con la punta de la fusta—.No vale la pena seguir adelante en una noche como ésta; nos detendremos en la primera casa que aparezca, así que cuanto más rápido vayas más pronto terminaremos. Arre, muchacha… vamos… vamos.

Que la endiablada yegua estuviese bien acostumbrada al tono de voz de Tom como para comprender sus intenciones, o que sintiese más frío quedándose parada que moviéndose, eso yo no podría decirlo. Lo cierto es que Tom no había acabado de hablar que ya la yegua se había puesto a avanzar a gran velocidad, haciendo traquetear la calesa de color arcilla de tal modo que se hubiera dicho que cada uno de los rayos rojos de las ruedas terminarían yendo a parar al césped de las colinas Malborough. E incluso Tom, con lo buen cochero que era, no pudo hacerla detenerse o aminorar el paso hasta que se detuvo ella sola frente a una taberna del lado derecho del camino, a unos doscientos metros antes de donde terminan las colinas.

Tom echó una rápida mirada a la parte superior de la casa, mientras le lanzaba las riendas al chico del establo y metía la fusta en la caja. Era un edificio viejo y extraño, construido con una especie de tablillas e incrustado, por así decir, de travesaños en forma de cruz, con ventanas de tejado a dos aguas que se proyectaban sobre el camino, y una puerta baja con un porche oscuro, y un par de escalones empinados que había que bajar para entrar, en vez de la docena de escalones ascendientes más bajos de la moda actual. Pese a todo esto era un lugar de aspecto confortable, porque salía por la ventana una luz fuerte y alegre que lanzaba sobre el camino un rayo brillante, iluminando hasta el seto opuesto; y por otra ventana se veía una luz roja y parpadeante, que por momentos era apenas discernible y luego resplandecía intensamente a  través  de  las  cortinas corridas, lo que sugería que un excelente fuego estaba ardiendo dentro. Habiendo observado estas pequeñas evidencias con el ojo de un viajero avezado, Tom desmontó con toda la agilidad que le permitían sus miembros medio helados y entró en la casa.

Menos de cinco minutos más tarde Tom estaba cómodamente instalado en la habitación frente al bar —la misma habitación en que había imaginado el fuego ardiendo— junto a un fuego sustancioso y rugiente, compuesto de unos 40 litros de carbón y de suficiente leña como para hacer media docena de respetables arbustos, todo apilado hasta la mitad de la chimenea y rugiendo y crujiendo con un ruido que hubiera podido a él solo calentar el corazón de un hombre razonable. Era una situación muy confortable, pero eso no era todo, puesto que una muchacha primorosamente vestida, de ojos chispeantes y tobillos bien torneados estaba cubriendo la mesa con un pulcro mantel blanco; y mientras Tom estaba allí sentado, con los pies empantuflados cerca del fuego y la espalda vuelta hacia la puerta abierta, podía ver la encantadora imagen del bar reflejado en el espejo que estaba encima de la chimenea, con deliciosas hileras de botellas verdes y etiquetas doradas, junto a tarros de encurtidos y conservas, y quesos y jamones, y piernas de cordero, dispuestos sobre estantes de la manera más tentadora y deliciosa. Bien, esto también era confortable; pero tampoco era todo, puesto que en el bar, tomando el té sentada a la mesita más preciosa que se pueda imaginar, la cual estaba dispuesta junto al fueguecito más brillante del mundo, había una  viuda  pechugona de unos cuarenta y ocho años o algo así,  con una cara tan confortable como el mostrador, que era sin lugar a dudas la dueña y señora de la casa, y la gobernante suprema de todas esas agradables posesiones. Un único inconveniente había en la belleza de todo el cuadro, y éste era un hombre alto —un hombre muy alto— vestido con un abrigo marrón de brillantes botones metálicos, y negros bigotes, y negro pelo ondulado, que estaba sentado a la mesa con la viuda y que, sin que para adivinar esto hiciese falta una gran penetración, trataba abiertamente de persuadirla de que dejase de ser viuda, para conferirle el derecho de estar sentado en ese mostrador por todo el resto de lo que le quedaba por vivir.

Tom Smart no era en modo alguno de carácter irritable o celoso, pero por alguna razón el hombre alto con el abrigo marrón y los brillantes botones metálicos excitó el poco de bilis que había en su temperamento, cosa que lo hizo sentirse extremadamente indignado: tanto más cuanto que podía observar de cuando en cuando, desde su asiento cerca del espejo, ciertas familiaridades afectuosas que circulaban el hombre alto y la viuda, que indicaban suficientemente que el hombre alto era tan grande como bien recibido. A Tom le encantaba el ponche caliente —puedo arriesgarme a decir que era muy aficionado al ponche caliente— y una vez que hubo visto a su caprichosa yegua bien alimentada y bien instalada, y en cuanto hubo comido hasta las últimas migajas de la encantadora cenita caliente que la viuda le preparó con sus propias manos, ordenó un buen vaso de la mencionada bebida, para probar. Ahora bien, si había una cosa en todo  el dominio de las artes domésticas que la viuda podía preparar mejor que otra era justamente este artículo; y el primer vaso estaba adaptado con tanta precisión al gusto de Tom que éste ordenó un segundo sin más tardar. El ponche caliente es algo agradable, caballeros —algo extremadamente agradable en cualquier circunstancia— pero en esa vieja sala abrigada, frente al fuego crepitante, con el viento que soplaba fuera hasta hacer crujir cada tabla de la vieja casa, Tom Smart lo encontró perfectamente delicioso. Pidió otro vaso, y luego otro —no estoy seguro si no volvió a pedir otro más después de ése— pero cuanto más ponche caliente bebía, más pensaba en el hombre alto.

—¡Al diablo con su descaro! —se dijo Tom—, ¿qué tiene que hacer en ese bar? ¡Un bribón tan feo, además! —dijo Tom—. Si la viuda tuviese un poco de buen gusto, sin duda podría escoger un tipo mejor que ése. Aquí la mirada de Tom se deslizó del espejo de la chimenea hasta el vaso que estaba sobre la mesa; y como sentía que se iba poniendo sentimental, vació el cuarto vaso de ponche y pidió el quinto.

Tom Smart, caballeros, había tenido siempre mucho interés en la atención al público. Durante mucho tiempo su ambición había sido estar al frente de una cantina propia, con una chaqueta verde, pantalones de pana y botas altas. Tenía ideas claras acerca de cómo hay que participar en una cena amistosa, y a menudo había pensado lo bien que podría presidirla en su propio salón, guiando la conversación, y qué gran ejemplo podría dar a sus clientes en el rubro bebidas. Todas estas cosas pasaron rápidamente  por  la  cabeza de Tom mientras seguía sentado tomando ponche caliente junto al fuego crepitante, y se sintió muy justamente indignado de que el hombre alto tuviese tales perspectivas de manejar una casa tan excelente, mientras que él, Tom Smart, estaba más lejos de eso que nunca. De modo que, luego de preguntarse sobre los dos últimos vasos si no tenía todo el derecho del mundo de trenzarse en una riña con el hombre alto por haber logrado éste congraciarse con la viuda pechugona, Tom Smart llegó a la satisfactoria conclusión de que era un individuo muy maltratado y atormentado, y de que lo mejor sería que se fuese a la cama.

Tom subió una amplia y antigua escalera precedido por la muchacha elegante, que apantallaba con su mano la vela para protegerla de las corrientes de aire; en una casa tan vieja y laberíntica, éstas habrían podido encontrar lugar de sobra para colarse y hacer sus cabriolas, sin apagarla; aunque de todos modos la apagaron, lo que les dio a los enemigos de Tom la oportunidad de aseverar que fue él, y no el viento, el que había apagado la vela, y que mientras él simulaba querer encenderla de nuevo estaba, de hecho, besando a la chica. Sea como sea, pronto la luz estuvo nuevamente encendida, y Tom fue guiado, a través un laberinto de habitaciones, hasta la que había sido preparada para recibirlo; allí la chica le deseó buenas noches y lo dejó solo.

Era una habitación muy amplia y con grandes armarios, y una cama que podía haber servido para los chicos de todo un internado, sin hablar de un par de roperos de roble que hubieran podido contener el equipaje de un pequeño ejército; pero lo que más intrigó  a  Tom fue una extraña silla, de aspecto adusto y alto espaldar, tallada de la manera más fantástica, con un almohadón de damasco cubierto de motivos florales y con cintas rojas prolijamente atadas alrededor de las bolas en que terminaban las patas, como si la silla sufriese de gota. De cualquier otra silla extraña Tom hubiera pensado que se trataba por cierto de una silla extraña, y eso hubiera sido todo; pero había algo en esta silla en particular, aunque él no hubiera podido decir en qué consistía, que la hacía tan extraña y tan diferente de cualquier otro mueble que él hubiese visto nunca, que parecía fascinarlo. Se sentó frente al fuego, y contempló la vieja silla durante media hora… ¡Al diablo con la silla! Era una cosa tan rara, que no podía sacarle los ojos de encima.

—Bueno —dijo Tom, desvistiéndose lentamente y sin dejar de mirar la silla, que reinaba junto a la cama con un aspecto misterioso—, nunca en mi vida estuve frente a un asunto tan raro. Muy extraño —dijo Tom, a quien el ponche había puesto bastante sensato—, muy extraño. Sacudió la cabeza con una aire de profunda sabiduría, y volvió a mirar la silla. No pudiendo sacar de eso nada en limpio, se metió en la cama, se tapó bien y se durmió.

Una media hora después emergió, sobresaltado, de un sueño de hombres altos y vasos de ponche; y el primer objeto que se presentó a su imaginación fue la extraña silla.

—No la voy a mirar más —se dijo Tom, y cerró con fuerza los ojos, y trató de convencerse  de  que se iba a volver a dormir. En vano; sillas extrañas bailaban frente a sus ojos, levantando las patas, dando vueltas de carnero unas sobre otras y haciendo todo tipo de travesuras.

—Mejor sería ver una silla real antes que veinte o treinta sillas falsas —dijo Tom, sacando la cabeza de debajo las mantas. Allí estaba, claramente discernible a la luz de la chimenea, tan provocadora como siempre.

Tom contempló la silla; y, repentinamente, mientras estaba mirándola, ésta pareció sufrir un cambio extraordinario. Las tallas del espaldar parecieron adoptar gradualmente los rasgos y la expresión de una vieja y arrugada cara humana, el almohadón de damasco se convirtió en un chaleco de tiempos pasados, con amplias solapas; las puntas redondeadas de las patas se transformaron en un par de pies revestidos de pantuflas de lona roja; y la vieja silla cobró el aspecto de un viejo muy feo, del siglo pasado, con los brazos en jarras. Tom se sentó en la cama y se restregó los ojos para disipar la ilusión. No. La silla era un feo y viejo caballero; y, más aún, éste le estaba guiñando el ojo a Tom Smart.

Tom era por naturaleza un muchacho imprudente e precipitado, y para colmo había bebido cinco vasos de ponche caliente; de modo que, aunque al principio estaba un poco sobresaltado, comenzó a sentirse indignado al ver que el anciano caballero le hacía guiños y lo miraba de manera tan descarada. Finalmente resolvió que no tenía por qué soportarlo; y como esa vieja cara seguía haciéndole guiños con tanta rapidez como siempre, Tom dijo, en tono colérico:

—¿Por qué diablos me estás guiñando el ojo?

—Porque me gusta, Tom Smart —dijo la silla; o el anciano caballero, llámenlo ustedes como quieran. Dejó de hacer guiños, sin embargo, cuando Tom habló, y se puso a sonreír con todos los dientes, como un mono provecto.

—¿Quién te dijo mi nombre, viejo cara de cascanueces? —indagó Tom, bastante asombrado; aunque pretendía sobrellevar la cosa tan bien.

—Vamos, vamos, Tom —dijo el anciano caballero—, ése no es el modo de dirigirse a un mueble de sólida caoba española. Diablos, no podrías tratarme con menos respeto si yo estuviese barnizado. Cuando el anciano caballero dijo esto, su aspecto era tan feroz que Tom empezó a tener miedo.

—No fue mi intención faltarle el respeto, señor —dijo Tom; en un tono mucho más humilde que el que había empleado antes.

—Bueno, bueno —dijo el viejo—, quizás no… quizás no. Tom…

—¿Señor?...

—Sé todo sobre ti, Tom; todo. Eres muy pobre, Tom.

—Ciertamente —dijo Tom Smart—. Pero, ¿cómo lo sabe usted?

—Eso no importa —dijo el anciano caballero—; te gusta demasiado el ponche, Tom.

Tom Smart estaba a punto de declarar solemnemente que no había probado una sola gota desde su último cumpleaños, pero cuando su mirada se cruzó con la del anciano caballero, éste le pareció tan astuto e informado que Tom se ruborizó, y permaneció callado.

—Tom —dijo el caballero—, la viuda es una hermosa mujer… una mujer notablemente hermosa, ¿eh, Tom? Aquí el viejo entornó los ojos, levantó una de sus piernitas atrofiadas y cobró un aspecto tal de hombre enamorado que Tom se sintió asqueado ante la levedad de su comportamiento; ¡y a su edad, para colmo!

—Yo soy su tutor, Tom —dijo el anciano caballero.

—¿Ah, sí? —preguntó Tom.

—Yo conocí a su madre, Tom —dijo el viejo—; y a su abuela. Ella me quería mucho… me hizo este chaleco, Tom.

—¿Ah, sí? —dijo Tom Smart.

—Y estos zapatos —dijo el viejo, levantando una de sus patas encintadas—; pero no se lo digas a nadie, Tom. No me gustaría que se supiera que ella me tenía tanto cariño. Podría ocasionarle algún disgusto a la familia. Al decir esto el viejo bribón tenía un aspecto tan impertinente que, como Tom Smart declaró después, se le podía haber sentado encima sin remordimiento.

—En mis tiempos yo tuve mucho éxito con las mujeres, Tom —dijo el vejete disoluto—; cientos de bellas mujeres se me sentaron en las piernas durante horas. ¡Qué te parece eso, eh, muchacho! El anciano caballero se disponía a contar otras hazañas de su juventud cuando le dio un ataque tan violento de crujidos que no pudo seguir.

—¡Qué te sirva de lección, viejito! —pensó Tom Smart; pero no dijo nada.

—¡Ah! —dijo el viejo—. Esto me preocupa mucho ahora. Me estoy poniendo viejo, Tom, y he perdido casi todos mis barrotes. Me han hecho una operación, además… un tarugo que me pusieron en la espalda… ¡qué sufrimiento, Tom!

—Ya lo creo, señor —dijo Tom Smart.

—Sin embargo —dijo el anciano caballero—, no es de eso de lo que te quiero hablar. ¡Tom! Quiero que te cases con la viuda.

—¡Yo, señor! —dijo Tom.

—Tú —dijo el anciano caballero.

—Dios bendiga sus respetables canas, señor —dijo Tom (al viejo le quedaban unas pocas crines de caballo) —, Dios bendiga sus canas respetables, ella no se fijará en mí. Y Tom suspiró involuntariamente, pensando en el bar.

—¿Ah, no? —dijo el anciano caballero, con firmeza.

—No, no —dijo Tom—; hay alguien más en perspectiva. Un hombre alto… un maldito hombre alto… con bigotes negros.

—Tom —dijo el anciano caballero—, ella nunca lo aceptará.

—¿No? —dijo Tom—; si estuviese usted en el bar, caballero, no diría lo mismo.

—Bah, bah —dijo el anciano caballero—. Yo sé cómo son esas cosas.

—¿Cómo son qué cosas? —dijo Tom.

—Los besos detrás de las puertas y todas esas historias, Tom —dijo el anciano caballero.  Y volvió  a mirar  de  manera  desvergonzada,  cosa que puso furioso a Tom, porque, como ustedes saben, caballeros, oír a un viejo hablar de estos asuntos, cuando debería ocuparse de cosas mejores, es algo muy desagradable, ¡muy desagradable!

—Conozco muy bien esas cosas, Tom —dijo el anciano caballero—. En mis tiempos vi cómo lo hacían muchas personas, más de las que querría mencionarte; pero eso siempre quedó en nada, a fin de cuentas.

—Debe usted haber visto muchas cosas curiosas —dijo Tom, con una mirada interrogadora.

—Puedes estar seguro —replicó el viejo, guiñando el ojo de una manera complicada—. Soy el último de mi familia, Tom —dijo el anciano caballero, con un suspiro melancólico.

—¿Era una familia numerosa? —preguntó Tom Smart.

—Eramos once, Tom —dijo el anciano caballero—; individuos apuestos, de respaldos bien derechos, como ya no se ven. Nada de esos abortos modernos… todos con brazos, y pulidos de tal manera, aunque yo no debería decirlo, que te habría alegrado el corazón mirarlos.

—¿Y qué ocurrió con los otros, señor? —preguntó Tom Smart.

El anciano caballero se llevó el codo a los ojos al contestar:

—Se han ido, Tom, se han ido. El trabajo era muy duro, Tom, y no todos tenían mi fortaleza. Les atacó el reuma en brazos y piernas, y fueron a parar a cocinas y otros hospitales; y uno de ellos, después  de  largos  años de servicio y de sacrificio, directamente perdió la cabeza; se volvió tan loco que tuvieron que quemarlo. Algo terrible, Tom.

—¡Espantoso! —dijo Tom Smart.

El viejo calló durante algunos minutos, mientras luchaba, aparentemente, con sus emociones, y luego continuó:

—Sin embargo, Tom, me estoy apartando del tema. Ese hombre alto, Tom, es un granuja aventurero. Si se casase con la viuda, no tardaría en vender todos los muebles, y luego se fugaría. ¿Cuáles serían las consecuencias? Ella se quedaría abandonada y arruinada, y yo me moriría de frío en la tienda de algún ropavejero.

—Sí, pero…

—No me interrumpas —dijo el anciano caballero—. De ti tengo una opinión muy distinta, Tom; porque sé muy bien que si te establecieses en un bar nunca lo abandonarías, mientras hubiese algo de beber entre sus muros.

—Le agradezco mucho la buena opinión que tiene usted de mí, señor —dijo Tom Smart.

—Por lo tanto —continuó el anciano caballero, en un tono dictatorial—, ella será para ti, y no para él.

—¿Y cómo se podrá evitar eso? —dijo Tom Smart, ansioso.

—Con esta revelación —replicó el anciano caballero—; ya está casado.

—¿Cómo puedo probarlo? —dijo Tom, casi saltando fuera de la cama.

El anciano caballero apartó el brazo de su costado y,  luego de señalar uno de los roperos de roble, lo volvió a colocar de inmediato en su antigua posición.

—Él ni siquiera recuerda —dijo el anciano caballero—, que en el bolsillo derecho de un par de pantalones que están en ese ropero ha dejado una carta, en que se le ruega que vuelva con su mujer, y con sus seis —óyeme bien, Tom —con sus seis niños, todos pequeños.

Mientras el anciano caballero profería solemnemente estas palabras, sus rasgos se fueron volviendo cada vez menos definidos, y su forma más borrosa. Un velo cubrió los ojos de Tom Smart. El viejo pareció fundirse gradualmente con la silla, el chaleco de damasco se transformó en un almohadón, las pantuflas rojas se redujeron a cintitas de paño colorado. La luz se fue apagando suavemente, y Tom Smart volvió a caer sobre la almohada, y se quedó dormido.

La mañana sacó a Tom del sueño letárgico en el que se había sumido al desaparecer el viejo. Se sentó en la cama, y durante varios minutos trató en vano de recordar los sucesos de la noche anterior. Repentinamente, todo volvió a él; Miró la silla; era, sin duda, un mueble fantástico, severo, pero sólo una imaginación notablemente ingeniosa y viva podía haber descubierto un parecido entre ella y un anciano.

—¿Qué tal, viejo? —dijo Tom. De día era más atrevido —como la mayor parte de los hombres.

La silla permaneció quieta, sin hablar.

—Qué mañana miserable —dijo Tom. No, la silla no entablaría la conversación.

—¿Qué ropero señalaste?... podrías decirme eso —dijo Tom. Caballeros, la silla no pronunciaba una maldita palabra.

—No será mucho trabajo abrirlo, de todos modos —dijo Tom, saliendo decidido de la cama. Avanzó hasta uno de los roperos. La llave estaba en la cerradura; la hizo girar, y abrió la puerta. Efectivamente, había un par de pantalones. Metió la mano en el bolsillo, ¡y sacó una carta idéntica a la que el viejo había descrito!

—Qué cosa tan rara es ésta —dijo Tom Smart, mirando primero la silla y luego el ropero, y luego la carta y luego de nuevo la silla—. Muy rara —dijo Tom. Pero como no había nada en ninguna de esas cosas para disminuir la extrañeza pensó que lo mejor que podía hacer era vestirse, u ocuparse sin más tardanza del asunto del hombre alto —para no hacerlo esperar.

Mientras bajaba por las escaleras, Tom inspeccionó las habitaciones por las que pasó con el ojo escudriñador de un propietario; pensando que no sería imposible que, antes de mucho, las habitaciones le pertenecerían con su contenido. El hombre alto estaba de pie en el confortable barcito, con las manos en la espalda, como en su casa. Le sonrió a Tom, con la mirada perdida. Un observador casual podría haber pensado que sólo lo hizo para mostrar sus blancos dientes; pero Tom Smart pensó que la conciencia de su propio triunfo estaba pasando por donde debería haber estado la mente del hombre alto,  en  caso  de que éste hubiera tenido mente.  Tom se le rio en la cara y llamó a la dueña.

—Buenos días, señora —dijo Tom Smart, cerrando la puerta del saloncito cuando la viuda entró.

—Buen día, señor —dijo la viuda—. ¿ Qué quiere usted desayunar?

Tom estaba pensando cómo encararía la cosa, de modo que no respondió.

—Tengo un jamón muy bueno —dijo la viuda—, y un delicioso pollo frío, mechado con tocino. ¿Quiere usted que los mande traer?

Estas palabras arrancaron a Tom de sus reflexiones. Su admiración por la viuda aumentó mientras ésta hablaba. ¡Criatura considerada! ¡Atenta proveedora!

—¿Quién es ese caballero que está en el bar, señora? —preguntó Tom.

—Se llama Jinkins, señor —dijo la viuda, enrojeciendo levemente.

—Es un hombre alto —dijo Tom.

—Es un hombre muy apuesto, señor —repuso la viuda—, y todo un caballero.

—¡Ah! —dijo Tom.

—¿Quiere usted alguna otra cosa, señor? —inquirió la viuda, bastante intrigada por la actitud de Tom.

—Sí, por cierto —dijo Tom—. Mi querida señora, ¿sería usted tan amable de sentarse un momento?

La viuda parecía muy perpleja, pero se sentó, y Tom se sentó también, pegado a ella. No sé cómo ocurrió eso, caballeros —la verdad es que mi tío siempre me decía que Tom Smart decía que el tampoco sabía cómo ocurrió eso—, pero de un modo u otro la mano de Tom cayó sobre el dorso de la mano de la viuda, y allí se quedó mientras hablaba.

—Mi querida señora —dijo Tom Smart (tenía una noción acabada de cómo ser amable)—; mi querida señora, usted se merece un marido excelente; eso es lo que yo digo.

—¡Por Dios, señor! —dijo la viuda (y era comprensible: porque la manera en que Tom había comenzado la conversación era bastante inusual, por no decir sorprendente, habida cuenta del hecho de que nunca había puesto los ojos sobre la viuda antes de la noche anterior) —. ¡Por Dios, señor!

—No soy de lisonjear, mi querida señora —dijo Tom Smart—. Usted se merece un esposo admirable, y sea éste quien sea será un hombre muy afortunado. Mientras Tom decía esto, su mirada se apartó involuntariamente de la cara de la viuda y recorrió la confortable habitación que lo rodeaba.

La viuda parecía más intrigada que nunca, y trató de levantarse. Tom le oprimió suavemente la mano, como para detenerla, y ella permaneció sentada. Las viudas, caballeros, no suelen ser timoratas, como decía my tío.

—Le agradezco muchísimo, señor, la buena opinión que tiene usted de mí —dijo la pechugona patrona, medio riéndose—; y si alguna vez vuelvo a casarme…

—Si —dijo Tom Smart, mirando astutamente con el rabillo del ojo izquierdo—. Si…

—Bueno —dijo la viuda, riendo ya abiertamente—. Cuando me case, espero tener un marido tan bueno como el que usted describe.

—Jinkins, supongo —dijo Tom.

—¡Por Dios, señor!

—Bah, no me diga nada —dijo Tom—, lo conozco.

—Estoy segura de que nadie que lo conozca puede conocer algo malo de él —dijo la viuda con cierto desagrado, a causa del aire misterioso con que había hablado Tom.

—¡Ejem! —dijo Tom Smart.

La viuda empezaba a pensar que ya era hora de ponerse a llorar, de modo que sacó el pañuelo y le preguntó a Tom si tenía la intención de insultarla: si le parecía que era propio de un caballero hablar mal de otro caballero a sus espaldas: por qué, si tenía algo que decir, no se lo decía directamente al hombre, como un hombre, en vez de aterrorizar de esa manera a una pobre y débil mujer; y otras cosas por el estilo.

—Se lo diré a él en persona en seguida —dijo Tom—, pero quiero que usted lo oiga primero.

—¿De qué se trata? —inquirió la viuda, clavándole los ojos.

—Voy a dejarla asombrada —dijo Tom, metiéndose la mano en el bolsillo.

—Si quiere decir que él necesita dinero —dijo la viuda—, eso ya lo sé, y usted no necesita molestarse.

—Bah,  disparates,  eso  no  es nada —dijo Tom Smart—. Yo también necesito dinero. No se trata de eso.

—Oh Dios mío, ¿qué cosa puede ser? —exclamó la pobre viuda.

—No se asuste —dijo Tom Smart. Lentamente extrajo la carta y la desplegó—. ¿Me promete que no va a gritar? —dijo Tom, vacilante.

—No, no —aseguró la viuda, precipitadamente.

—Y no vaya corriendo a golpearlo —dijo Tom—, porque eso me corresponde a mí; es mejor que usted no se extenúe.

—Sí, sí —dijo la viuda—, déjeme ver.

—Aquí tiene —replicó Tom Smart; y, con estas palabras, le puso la carta entre las manos.

Caballeros, he oído decir a mi tío que Tom Smart decía que los lamentos de la viuda cuando esta se enteró de la revelación hubieran podido atravesar un corazón de piedra. Tom tenía ciertamente un corazón muy tierno, y los lamentos se lo atravesaron de parte en parte. La viuda se balanceó en la silla y se retorció las manos.

—¡Oh, qué hombre tan falso y malvado! —dijo.

—Terrible, mi querida señora; pero trate de calmarse —dijo Tom Smart.

—Oh, no puedo calmarme —chilló la viuda—. ¡Nunca encontraré a otro hombre al que pueda querer tanto!

—Oh, sí, sí que lo encontrarás, alma mía —dijo Tom Smart, dejando caer una lluvia de  lágrimas  del  tamaño  más  grande,  apiadado  por  las  desdichas  de la viuda. Tom Smart, llevado por la violencia de su compasión, le había pasado el brazo alrededor de la cintura; y la viuda, en un arrebato de dolor, había aferrado la mano de Tom. Levantó los ojos hacia éste, y sonrió a través de las lágrimas. Tom bajó la mirada hacia ella, y sonrió a través de las suyas.

Nunca podré saber, caballeros, si Tom besó o no besó a la viuda en ese preciso momento. Solía decirle a mi tío que no lo había hecho, pero yo tengo mis dudas. Entre nosotros, caballeros, tiendo a creer que sí lo hizo.

Sea como sea, Tom echó al hombre alto a patadas media hora más tarde, y se casó con la viuda un mes después. Y solía andar por el campo en la calesa de color arcilla con ruedas rojas, con su yegua endiablada de paso rápido, hasta que se retiró de los negocios muchos años más tarde y se fue a Francia con su esposa; y entonces demolieron la casa.

En cuanto a la silla, todos notaron que crujió mucho el día de la boda; pero Tom Smart no podía decir con seguridad si era de alegría o por los achaques de la vejez. Más bien pensaba que era por esto último, porque nunca volvió a hablar.

Traducción de Carlos Cámara.